Huile MAYOR : La vérité derrière la polémique des bouchons jaunes

Une vague de publications relayées sur les réseaux sociaux a semé le doute chez de nombreux consommateurs camerounais, affirmant que certaines bouteilles d’huile MAYOR munies d’un bouchon jaune non marqué seraient des produits contrefaits. Face à cette polémique, la Société Camerounaise Maya & Cie (SCR MAYA) a publié un communiqué officiel pour rétablir les faits. La Coalition des Consommateurs Camerounais, par la voix de son président Prince Mpondo, invite également la population à faire preuve de discernement et à privilégier les informations vérifiées

Dans son communiqué daté du 17 Juin 2026, la SCR MAYA affirme que les informations faisant état d’une prétendue contrefaçon des bouteilles d’huile MAYOR équipées d’un bouchon jaune non imprimé sont « totalement fausses ».

L’entreprise explique que des perturbations exceptionnelles observées dans le transport maritime international ont temporairement affecté l’approvisionnement en certains emballages. Pour éviter toute rupture de stock, elle a été amenée à utiliser ponctuellement un lot de bouchons non imprimés, sans que cela n’altère la qualité ou l’authenticité du produit.

« L’absence d’inscription sur le bouchon ne constitue en aucun cas un signe de contrefaçon, ni un défaut de qualité. Les huiles commercialisées dans ces bouteilles sont entièrement authentiques et répondent aux mêmes exigences de qualité et de sécurité que l’ensemble des produits MAYOR », peut-on-lire dans le communiqué parvenu à notre rédaction.

La SCR MAYA rappelle par ailleurs être certifiée ISO 22000 pour la sécurité des denrées alimentaires.

« Tous nos produits sont soumis à des contrôles rigoureux et bénéficient d’un système complet de traçabilité. Si une situation exceptionnelle l’exigeait, l’entreprise est en mesure d’identifier immédiatement les lots concernés et de procéder rapidement à leur retrait du marché. A ce jour, aucune non-conformité n’a été constatée concernant les huiles MAYOR », précise le communiqué.

Les consommateurs invités à vérifier leurs sources

Pour Prince Mpondo, président de la Coalition des Consommateurs Camerounais (CCC), cette affaire illustre une fois de plus des dangers de la désinformation à l’ère du numérique.

Le responsable associatif estime que la vigilance citoyenne demeure nécessaire, mais qu’elle doit s’exercer avec responsabilité.

« Nous invitons les consommateurs à être sereins et à continuer à faire confiance aux produits que nous consommons, vu que les autres éléments de la qualité n’ont aucun problème. En termes d’exigences réglementaire, tout y est. Le consommateur n’a rien à craindre. Néanmoins, nous lui recommandons de rester vigilant et de signaler à chaque fois qu’il y’a un problème », dit-il.

Dans un contexte où le marché camerounais fait déjà face à des tensions d’approvisionnement dans la filière huile de palme, les acteurs économiques redoutent les conséquences des fausses alertes sur la confiance des ménages.

Prince Mpondo rappelle que la protection du consommateur passe autant par la lutte contre la fraude que par la diffusion d’informations fiables.

« La communication est importante. Donner la bonne information au consommateur au consommateur permet de le rassurer, ça permet de préserver l’image de marque de l’entreprise », souligne-t-il.

Un appel à la responsabilité collective

La Coalition des Consommateurs Camerounais salue la démarche de clarification entreprise par la SCR MAYA et encourage les citoyens à consulter en priorité es canaux officiels des entreprises et des autorités compétentes.

Pour Prince Mpondo, la confiance entre producteurs et consommateurs constitue un capital précieux qu’il convient de préserver.

« L’idéal aurait été qu’ils fassent la précision et comme c’est fait, je pense que c’est intéressant, c’est un acte à saluer. Bien évidemment il faudrait que dans le futur, ils prennent des mesures pour anticiper, d’informer préalablement les consommateurs des éventuels changements qui pourraient intervenir sur le produit, pour éviter que le consommateur ne se perde comme c’est le cas actuellement, où il avait l’impression de consommer un produit contrefait. L’image en circulation traduit quand-même une certaine veille citoyenne, une veille des consommateurs qui sont désormais en alerte, qui savent constater la différence entre les produits et donner le signal. Nous saluons cet état d’esprit », relève le président de la CCC.

  A travers cette mise au point, la polémique autour des bouchons jaunes de l’huile MAYOR semble trouver une réponse claire. Reste désormais aux consommateurs de privilégier les faits vérifiés plutôt que les rumeurs virales qui prospèrent sur les réseaux sociaux.

Judith Ndongo Ngoubè

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