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Yaoundé 2 : santé, eau potable et environnement au cœur du bilan communal présenté par Yannick Martial Ayissi Eloundou

À l’occasion du meeting de célébration des 44 ans de l’accession de Paul Biya à la magistrature suprême, Yannick Martial Ayissi Eloundou, maire de la commune de Yaoundé 2 et président de la section RDPC Mfoundi 2, a présenté les principales réalisations de la formation politique créée par le président national Paul Biya. Entre infrastructures sanitaires, adductions d’eau, éclairage photovoltaïque et réhabilitation des voiries, son intervention met en lumière plusieurs actions touchant directement aux déterminants de la santé et à l’amélioration du cadre de vie des populations.

À Yaoundé 2, la célébration des 44 ans de l’accession de Paul Biya au pouvoir a également servi de tribune à la présentation du bilan communal du RDPC. Dans une atmosphère marquée par les préparatifs des prochaines échéances électorales, Yannick Martial Ayissi Eloundou a appelé les militants à une mobilisation derrière le président national du parti, tout en les invitant à mieux s’approprier les réalisations effectuées sur le terrain.

« Si nous voulons gagner, il faut bien présenter aux populations, il faut bien présenter aux électeurs, les actions qui ont été menées par le parti », a-t-il déclaré.

Mais au-delà de la mobilisation politique, son intervention a particulièrement retenu l’attention sur les investissements réalisés dans des secteurs essentiels au bien-être des populations : santé, accès à l’eau, éclairage public et aménagement urbain.

Santé : le renforcement des infrastructures sanitaires de proximité

Parmi les réalisations présentées, le secteur de la santé occupe une place importante. Le maire a notamment évoqué la transformation du Centre de santé intégré (CSI) de Tsinga, avec la construction d’un bâtiment de type R+1.

« Nous avons transformé le CSI, nous avons fait construire un bâtiment R+1, pour essayer justement de permettre à nos malades de ce secteur-là de pouvoir avoir des soins indiqués », a-t-il expliqué.

Cette infrastructure représente un investissement à enjeu sanitaire pour les populations riveraines. En rapprochant les services de santé des communautés, les structures sanitaires de proximité contribuent à faciliter le recours aux soins, notamment pour les femmes, les enfants, les personnes âgées et les ménages aux ressources limitées.

Toutefois, la performance d’un établissement de santé ne se mesure pas uniquement à la qualité de son bâtiment. Elle dépend aussi de la disponibilité du personnel qualifié, des équipements médicaux, des médicaments et de la continuité des services.

L’enjeu reste donc de garantir que les investissements infrastructurels se traduisent effectivement par une amélioration de l’accès aux soins et de la qualité de la prise en charge.

Eau potable : un enjeu majeur de santé publique

Autre volet important du bilan présenté : les adductions d’eau et les forages réalisés dans certains quartiers de Yaoundé 2.

Le maire a notamment cité ces interventions parmi les actions menées en faveur des populations.

« Nous avons également posé des adductions d’eau, des forages, et également des lampadaires photovoltaïques », a-t-il indiqué.

L’accès à une eau potable de qualité constitue pourtant l’un des déterminants fondamentaux de la santé publique. Il contribue à prévenir les maladies hydriques, à améliorer les pratiques d’hygiène et à réduire les risques de contamination au sein des ménages.

Dans un contexte urbain caractérisé par une demande croissante en eau, la multiplication des points d’approvisionnement de proximité représente un enjeu important.

Mais la durabilité de ces ouvrages suppose un suivi régulier de la qualité microbiologique et physicochimique de l’eau, ainsi qu’une maintenance appropriée des installations. Une question essentielle demeure donc : quelle est la qualité sanitaire de l’eau distribuée à travers ces forages et adductions ?

Éclairage photovoltaïque : une ouverture sur la transition énergétique

L’installation de lampadaires photovoltaïques dans plusieurs secteurs de la commune constitue également l’une des actions mises en avant par le maire.

À Tsinga, dans le secteur de la Carrière et dans d’autres quartiers, ces équipements participent à l’amélioration de l’éclairage public.

« Nous avons également installé des lampadaires dans toute cette zone-là », a-t-il précisé en évoquant les interventions dans certains secteurs de la municipalité.

Le recours à l’énergie solaire présente un intérêt environnemental évident : il favorise l’exploitation d’une ressource renouvelable et peut réduire la dépendance au réseau électrique conventionnel pour l’éclairage public.

Ces installations peuvent aussi contribuer à améliorer la sécurité des déplacements nocturnes et les conditions de circulation des populations.

Pour autant, leur contribution à une véritable transition énergétique locale dépendra de leur durée de fonctionnement, de leur entretien et de leur couverture effective des zones concernées.

Voiries et assainissement : améliorer le cadre de vie urbain

La réhabilitation des routes constitue l’un des axes majeurs du bilan communal présenté par Yannick Martial Ayissi Eloundou.

De Matamfen à la Briqueterie, de Tsinga à Madagascar, en passant par Mokolo, la Cité Verte, la Carrière et Mbankolo entre autres, plusieurs travaux d’aménagement, de pavage et de réhabilitation ont été évoqués.

Le maire a notamment insisté sur les difficultés rencontrées autrefois par les populations pendant les saisons pluvieuses.

Évoquant la route reliant la chapelle à la grande mosquée de Tsinga et à l’hôtel de ville, il a rappelé les conditions de circulation antérieures : « Par le passé, pour arriver à la mairie, lorsqu’il pleuvait, nous avions parfois la boue, parce que la route n’était pas bitumée comme aujourd’hui ».

Ces aménagements répondent à des besoins concrets : faciliter la mobilité, désenclaver les quartiers et améliorer l’accessibilité des services sociaux de base.

Sur le plan sanitaire et environnemental, l’amélioration des voiries doit cependant s’accompagner de dispositifs efficaces de drainage des eaux pluviales, d’entretien des ouvrages et de gestion des déchets.

En effet, une urbanisation durable ne saurait se limiter à la réhabilitation des chaussées. Elle doit également prendre en compte la prévention des inondations, la lutte contre les eaux stagnantes et la réduction des risques sanitaires associés à l’insalubrité.

Des réalisations à consolider dans une approche de développement durable

Dans sa présentation, le maire a également mentionné les interventions réalisées grâce aux fonds propres de la mairie, aux plaidoyers auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé et aux appuis des administrations centrales.

Il a notamment cité les aménagements de voies, la réhabilitation de ponts, la pose de pavés et les travaux engagés dans plusieurs quartiers.

Certains chantiers restent toutefois en attente d’achèvement. À ce sujet, il a tenu à rassurer les populations : « Je voudrais ici rassurer l’ensemble des populations de cette sous-section. La descente en Tonton Bar sera bel et bien réalisée cette année ».

Cette annonce souligne la nécessité d’assurer le suivi des projets programmés et de garantir leur exécution effective.

Pour les habitants, l’enjeu est moins la multiplication des annonces que la disponibilité durable des infrastructures et des services qui leur sont destinés.

300 responsables de comités de base mobilisés : la solidarité au service de la dynamique politique

Sur le plan politique, Yannick Martial Ayissi Eloundou a également fait état d’une opération de recensement menée auprès des structures de base du parti dans les 15 sous-sections de Mfoundi 2.

Selon son intervention, 300 présidents et présidentes de comités de base ont répondu favorablement à cette initiative de mobilisation.

Pour les encourager, une enveloppe de 1,5 million de francs CFA a été annoncée au titre d’une prise en charge sociale destinée aux militants concernés.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de mobilisation du RDPC à l’approche des prochaines échéances électorales.

Le maire a d’ailleurs rappelé la nécessité de renforcer la connaissance des réalisations communales par les militants : « Parce que pour gagner une élection, il faut bien convaincre. Il faut convaincre les populations, il faut convaincre les électeurs ».

Judith Ndongo Ngoubè

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