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Cinq minutes pour semer la paix dans les cœurs des enfants : l’initiative de Viviane Nguimeya séduit à Dschang

À l’occasion de la descente de terrain de Viviane Nguimeya à l’école publique primaire de Mbeng à Bafou, dans l’arrondissement de Nkong-Ni à Dschang dans la région de l’Ouest le 2 Novembre 2026, Victoire Dongmo, directrice de l’établissement, a salué l’initiative de promotion de l’éducation à la responsabilité civique et aux valeurs de paix en milieu scolaire. À travers un document compilant des messages de paix, destinés à être exploités pendant les cinq minutes de la paix, la promotrice ambitionne d’instaurer ce rendez-vous de sensibilisation de manière automatique dans les établissements scolaires, afin d’inculquer aux enfants, dès le bas âge, les valeurs de tolérance, d’amour, de respect et de vivre-ensemble.

Faire de la paix une habitude dès les premières années de scolarisation. C’est l’ambition portée par Viviane Nguimeya à travers son initiative de promotion des valeurs de paix dans les établissements scolaires. En déplacement à l’écolepublique primaire de Mbeng à Bafou, à Dschang, elle a partagé un document pédagogique regroupant des messages de paix, destinés à être transmis aux apprenants à la faveur des cinq minutes de la paix.

Une démarche qui trouve un écho favorable auprès de Victoire Dongmo, directrice de l’école primaire. Pour elle, cette initiative s’inscrit dans la continuité des orientations du ministère de l’Éducation de base, qui encourage la promotion de la paix dans les établissements scolaires, notamment à travers l’observation quotidienne d’une minute de paix.

« Nous avons reçu l’ordre du ministre de l’Éducation de base qui nous demande de prôner la paix et que chaque matin, nous observions une minute pour la paix dans nos établissements », rappelle-t-elle.

La responsable d’établissement voit ainsi dans ce projet une opportunité de renforcer les actions déjà engagées et de donner davantage de contenu à l’éducation citoyenne des tout-petits. Elle ne cache d’ailleurs pas son enthousiasme.

 « Ce projet est vraiment très captivant, très bon pour notre progéniture, dont nous avons la charge ».

Former des enfants à la tolérance, à l’amour et au respect de l’autre

Au-delà de la transmission de messages, c’est toute une culture du vivre-ensemble que cette initiative entend construire. Victoire Dongmo estime que l’appropriation des recommandations contenues dans le document et leur diffusion à grande échelle pourraient contribuer à bâtir un Cameroun meilleur.

« Si nous continuons comme ça, si cette initiative est étendue dans tout le territoire, je crois que nous pouvons former un Cameroun meilleur, où la tolérance, la paix et l’amour vont régner », affirme-t-elle.

Pour la directrice, l’amour constitue un préalable indispensable à la cohésion sociale et au travail collectif.

« Sans amour, nous ne pourrons pas travailler en synergie », insiste-t-elle, soulignant ainsi l’importance de transmettre ces valeurs aux jeunes générations.

Cette éducation doit également se refléter dans les comportements et le langage des apprenants. Il s’agit notamment de les amener à rejeter le mépris de l’autre et à privilégier la tolérance dans leurs rapports quotidiens.

À ce propos, Victoire Dongmo souhaite que les enfants grandissent « dans un environnement sain, un environnement de paix », où leurs paroles deviennent des instruments de concorde. Elle précise : « Tout ce qui sort de leur bouche doit être des paroles de tolérance, qui activent la paix et non le mépris de l’autre »;

Une initiative à étendre à l’ensemble du territoire national

Convaincue de la portée de cette démarche, Victoire Dongmo soutient son extension à l’ensemble des établissements scolaires du Cameroun. Elle considère que l’appropriation des 31 messages de paix par les enfants pourrait contribuer progressivement à l’émergence d’une société plus tolérante et davantage attachée aux valeurs du vivre-ensemble.

Elle salue ainsi le travail de Viviane Nguimeya et réaffirme sa volonté d’accompagner cette dynamique, en cohérence avec les orientations du ministère de l’Éducation de base.

« Je salue ce travail, je dis merci à Madame Nguimeya et je promets qu’en rapport avec les orientations du ministre, nous allons le faire », assure la directrice.

À travers les cinq minutes de la paix, l’enjeu est de transformer la sensibilisation en pratique quotidienne et l’éducation à la paix en réflexe dès le bas âge. Une démarche qui mise sur l’école comme espace privilégié de formation des consciences et de construction d’une citoyenneté responsable. Car apprendre à vivre ensemble, à respecter les différences et à privilégier le dialogue constitue aussi l’un des fondements de la formation du citoyen de demain.

Judith Ndongo Ngoubè

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