A l’occasion de la 41è édition de la journée mondiale des droits des consommateurs, la Coalition de Consommateurs Camerounais a organisé, le 13 Mars 2026, une conférence-débat autour du thème « Les produits sûrs, des consommateurs confiants ». Cette rencontre a permis d’ouvrir un espace de dialogue sur les défis actuels de la consommation, dans un contexte marqué par l’inflation, la circulation de produits parfois non conformes et la nécessité de renforcer l’information des citoyens
Présidés par Jacqueline Koa, présidente du Conseil National de la Consommation (CONACO), les échanges ont réuni plusieurs acteurs engagés dans la défense des droits des usagers.
Parmi les participants figurait COCO Bertin, Directeur Général du Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC), accompagné de plusieurs personnes en situation de déficience visuelle, venues s’informer sur les mécanismes de protection des consommateurs et les outils de lecture de la qualité des produits.
Inflation, qualité des produits et vigilance accrue
Dans un contexte économique où les ménages subissent les effets de la hausse des prix, les intervenants ont insisté sur les risques liés à l’achat de produits non conformes ou mal identifiés.
Les défis de la protection des droits et intérêts des consommateurs face au contexte inflationniste ont occupé une place centrale dans les discussions.
« Le consommateur doit savoir qu’il a des droits qui lui sont reconnus par les instruments juridiques internationaux et nationaux. Notamment le droit à l’information, le droit à l’éducation, le droit à la protection de sa vie privée, le droit à la réparation du préjudice, le droit au choix, le droit d’être entendu ou représenté. C’est à lui de pouvoir faire usage de ces droits là en toute responsabilité. Nous-nous rendons compte malheureusement que le consommateur au Cameroun n’use pas de ses droits. Pour obtenir une réparation il faut saisir les autorités compétentes, c’est-à-dire les brigades du ministère du commerce, les autorités administratives, les forces de maintien de l’ordre, mais aussi les organisations des droits des consommateurs », rappelle le président de la CCC.

Comprendre l’étiquetage et le code-barres
L’un des axes majeurs de la conférence a porté sur la connaissance des éléments de qualité présents sur les produits : étiquetage, dates de péremption, composition, origine et code-barres.
Pour la CCC, ces éléments constituent des repères indispensables pour guider les choix des consommateurs et éviter les mauvaises pratiques commerciales.
« Il y a des éléments tels que les couleurs, les odeurs, entre autres. Lorsqu’un produit a déjà une certaine odeur anormale, c’est un signe d’alerte. Il y a la couleur du produit qui change, à l’exemple de certaines boissons gazeuses. En ce qui concerne les boîtes de conserve, le fait que le conteneur gonfle doit interpeller parce qu’à cet état le produit n’est plus indiqué pour la consommation », précise Prince Mpondo.

Le rôle des institutions dans la défense des usagers
Les échanges ont également permis de rappeler le rôle des institutions chargées de veiller au respect des normes de qualité et à la protection des citoyens sur le marché.
« Faire connaitre au consommateur ses droits est un travail assidu qui est attendu des associations de défense des droits des consommateurs qui ont l’obligation de les former, de les éduquer, les sensibiliser, les informer également, par la mise en place des programmes adéquats, afin qu’il défende mieux ses droits. Le Conseil National de la Consommation pour sa part, est une structure étatique rattachée au ministère du commerce, qui peut être saisie soit par le canal du ministère du commerce, soit par notre canal », souligne Jacqueline Koa, présidente du CONACO.

A travers cette initiative, la Coalition des Consommateurs Camerounais réaffirme son engagement à promouvoir une culture de consommation responsable et inclusive, notamment envers les publics vulnérables.
Judith Ndongo Ngoubè
