A l’occasion de la 41è édition de la journée internationale des droits de la femme, le Centre Hospitalier African Genesic Health (CH-AGH) a organisé le 6 Mars 2026, une table ronde autour du thème « Promouvoir les droits et la santé des femmes et des filles ». Une initiative jugée pertinente au regard des nombreux défis auxquels les femmes font encore face en matière d’accès aux soins, d’information sanitaire et de respect de leurs droits
La table ronde organisée par le Centre Hospitalier African Genesic Health (CH-AGH) s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de plaidoyer en faveur de la santé et du bien-être des femmes. Promouvoir la santé des femmes et des filles ne relève pas seulement du domaine médical, mais constitue également un enjeu majeur de droits humains et de développement.
« Toutes les femmes et les filles n’ont pas toujours le même droit à la santé. Par exemple, une femme instruite vivant en zone urbaine n’a pas les mêmes barrières qu’une adolescente vivant en zone rurale. Alors, nous devons nous investir pour prôner l’égalité des soins et permettre à ces femmes d’avoir les mêmes droits à l’accès aux soins, parce qu’une jeune fille qui a effectivement accès aux soins de santé, est une femme moins vulnérable demain », souligne Delphnie Umuhoza, Infirmière Supérieure au CH-AHG.

Informer pour mieux protéger
Les discussions ont permis d’aborder plusieurs thématiques essentielles liées à la santé féminine, notamment la prévention, l’accès aux soins et l’importance de l’information pour permettre aux femmes de mieux exercer leurs droits.
Les professionnelles de la santé ont insisté sur la nécessité d’encourager les femmes et les jeunes filles à adopter des comportements préventifs et à consulter régulièrement les structures de santé.
« Le résumé tient en un seul mot : Action. Cela dit tout. Il est temps d’agir parce qu’en tant que femmes, nous sommes les propres garantes de nos droits et de la justice pour le respect de ces droits-là. Nous avons l’opportunité de mener des actions chaque jour, pour garantir ces droits », relève Dr Fabiola Kofana, Médecin généraliste au CH-AGH.
0 Christine Merveille Makougoum, Infirmière supérieure d’ajouter que:
« Le droit à la santé chez la femme n’est pas une faveur, mais une obligation légale. On veut valoriser le droit à la santé afin de pallier aux inégalités , afin de briser la barrière qui entrave à l’accès à ce droit fondamental ».


Un engagement pour le bien-être
A travers cette initiative, African Genesic Health réaffirme sa volonté de contribuer à l’amélioration de la santé des femmes, tout en participant à la promotion de leurs droits.
Des engagements pris par le personnel soignant du CH-AGH, on retient : l’engagement déontologique, le respect du patient, le secret médical, la non-malfaisance, les soins de l’indigent et l’indépendance, relevé par Berthe Mvilongo, médecin en service au CH-AGH.
Il a également été souligné l’importance de multiplier ce type d’espace d’échanges afin de renforcer la sensibilisation et l’implication des différents acteurs autour des questions liées à la santé féminine.
« La table ronde m’a édifiée par rapport à plusieurs zone d’ombre, notamment en ce qui concerne la prise de décision, relativement au principe de consentement. J’en suis vraiment satisfaite », s’en réjouit Prisca Fongo Assonfack, Technicienne de laboratoire au CH-AGH.
Même ressenti de renforcement des capacités pour Julienne Massa Zra, étudiante en Sciences infirmières, niveau 3 à l’Institut universitaire Matamfen.
« Le fait qu’on ait remis sur la table les droits et particulièrement les inégalités auxquelles font face les femmes et les filles en terme de santé m’a beaucoup intéressée. La formation du personnel sur son comportement vis-à-vis du malade qui est appelé patient, client, est très important. On doit humaniser les soins, verbaliser les soins », dira la jeune femme.
Cette table ronde s’inscrit ainsi dans l’élan de mobilisation autour de la Journée internationale des droits de la femme, édition 2026, commémorée chaque année le 8 Mars à travers le monde.
Judith Ndongo Ngoubè
