Faire des femmes des actrices majeures de la protection de l’environnement. C’est l’ambition portée par Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), à travers un Ecoféminisme Bootcamp destiné à renforcer les capacités des femmes engagées sur le terrain.
Le programme part d’une conviction : l’écoféminisme doit permettre aux femmes de contribuer davantage à la conservation des ressources naturelles, mais aussi à la restauration des espaces et des terres dégradés dans leurs communautés.
« L’écoféminisme, c’est la contribution des femmes pour le bien-être environnemental », précise Stéphanie Penanjo, Directrice exécutive de JVE Cameroun.
Une initiative inspirée d’une expérience de leadership
L’idée de ce programme est née notamment de l’expérience personnelle de Stéphanie Penanjo. Il y a deux ans, elle a participé à une formation de Well Grounded consacrée au leadership écoféministe.
Une expérience qui, selon elle, a profondément influencé sa conception du leadership.
« Être leader, ce n’est pas seulement venir diriger. Être leader, c’est amener les autres à faire quelque chose pour aider, pour s’engager, pour construire », selon Stéphanie Penanjo.
C’est cette philosophie que la Directrice exécutive de JVE souhaite désormais mettre en pratique à travers le nouveau programme.
Des formations en ligne et un bootcamp de terrain
Le dispositif sera déployé en deux phases. Une première partie sera accessible en ligne, à travers des ateliers consacrés à l’écoféminisme.
La seconde prendra la forme d’un bootcamp en présentiel, destiné à des femmes sélectionnées sur la base de leurs engagements et activités concrètes dans leurs différentes zones d’intervention.
Les participantes seront issues de plusieurs régions du Cameroun. Des appels à contribution ou à propositions permettront d’identifier les profils engagés dans des actions environnementales au quotidien.
Le lancement du programme est annoncé pour la première semaine d’octobre.
Outiller les femmes pour agir sur le terrain
Au-delà de la formation théorique, JVE veut permettre aux participantes de mieux comprendre les mécanismes de développement et les documents stratégiques du Cameroun, afin qu’elles puissent ensuite restituer ces connaissances dans leurs communautés.
L’objectif est de renforcer leur capacité à comprendre leur rôle, à mobiliser les acteurs locaux et à transformer les connaissances acquises en actions concrètes.
3 000 hectares par participante : l’ambition affichée pour la restauration des terres
Le programme nourrit également une ambition environnementale particulièrement forte : contribuer à la restauration des terres dégradées.
À travers son réseau de partenaires et les femmes formées, JVE souhaite accompagner des initiatives permettant d’atteindre un objectif annoncé de 3 000 hectares de terres dégradées restaurées par participante.
Une ambition qui place l’écoféminisme au-delà du simple discours sur l’engagement des femmes : il s’agit désormais de faire du leadership féminin un levier concret de restauration des écosystèmes.
Le pari de JVE : transformer le leadership féminin en action climatique
Avec cet Ecoféminisme Bootcamp, Stéphanie Penanjo et JVE entendent ainsi créer une dynamique de femmes capables de porter des solutions environnementales dans leurs territoires.
Alors que la dégradation des terres, la pression sur les ressources naturelles et les effets du changement climatique imposent des réponses urgentes, l’initiative veut positionner les femmes au cœur de l’action et de la restauration des écosystèmes au Cameroun.
Judith Ndongo Ngoubè
