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Cancer du col de l’utérus : Patricia Nsella témoigne et appelle au dépistage précoce

Au Cameroun, le cancer du col de l’utérus demeure un véritable enjeu de santé publique. Derrière les chiffres, des familles sont confrontées à la peur, aux soins et à l’incertitude. Patricia Nsella, propotricr de la Marche sportive Octobre rose de l’association 2:0 ENAM Forever, témoigne de l’épreuve traversée par sa mère, diagnostiquée il y a deux ans, et plaide pour le dépistage précoce, la sensibilisation et le soutien aux personnes malades.

Selon les estimations du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), le Cameroun a enregistré environ 2 525 nouveaux cas et 1 837 décès liés au cancer du col de l’utérus en 2023. À l’échelle mondiale, l’OMS estime à environ 604 000 le nombre de nouveaux cas et à 280 000 celui des décès en 2024.

Pourtant, cette maladie est largement évitable grâce à la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), au dépistage et à la prise en charge des lésions précancéreuses. Près de 99 % des cancers du col de l’utérus sont liés à une infection persistante par des HPV à haut risque.

« Sur le coup, c’était la panique »

Pour Patricia Nsella, le combat contre la maladie a commencé il y a deux ans, lorsque sa mère, qui se rendait à une consultation de routine en raison notamment de son diabète, a appris qu’elle présentait un début de cancer du col de l’utérus.

« Sur le coup, c’était la panique. On s’est dit : pourquoi ça tombe sur nous ? », confie-t-elle.

Une opération, suivie d’une radiothérapie, a été nécessaire. Aujourd’hui, sa mère poursuit ses contrôles médicaux et son état évolue favorablement.

Pour Patricia, cette expérience confirme l’importance de détecter la maladie suffisamment tôt et de respecter les rendez-vous de suivi.

« C’est pour ça qu’il faut faire les contrôles tout le temps pour voir s’il n’y a pas de récidive ».

L’amour des proches, une force face à la maladie

Au-delà des traitements, Patricia Nsella insiste sur l’importance de l’accompagnement moral. Elle se souvient d’une mère fragilisée par la maladie, mais soutenue par l’affection de ses proches.

Elle déplore le rejet et la stigmatisation auxquels certaines personnes malades peuvent être confrontées dans leur entourage.

« C’est l’amour qui aide. Parce que quand tu es malade, que tu es entouré de belles personnes qui te donnent de l’amour, ça te donne la force, ça te donne envie de vivre, ça te galvanise ».

Son message aux femmes touchées par le cancer est un appel au courage, mais aussi à la solidarité. Elle invite les familles à accompagner les malades plutôt qu’à les isoler.

À travers ce témoignage, Patricia Nsella rappelle un double impératif : renforcer la sensibilisation au dépistage et faire de la solidarité une composante essentielle du parcours de soins.

Face au cancer du col de l’utérus, le dépistage précoce, l’accès aux soins et le soutien des proches peuvent faire une réelle différence.

Judith Ndongo Ngoubè

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