La deuxième phase du projet de renforcement des capacités des gardiens de la forêt est en cours dans les villages riverains du Parc National de Boumba-Bek. Portée par Action for Sustainable Development (ASD), avec l’appui financier de Global Greengrants Fund, cette étape met l’accent sur la formation agricole comme levier de protection durable des ressources forestières
Après une première mission tenue dans les villages de Ngatto Nouveau et Tembe-Piste, les responsables du projet ont engagé la deuxième phase opérationnelle, consacrée cette fois aux formations théoriques. Cette première séquence avait permis d’informer les différentes parties prenantes, de mobiliser les communautés bénéficiaires et de poser les bases organisationnelles et techniques nécessaires à la mise en œuvre des activités.


Au cours de cette nouvelle étape, les participants ont été formés sur les itinéraires techniques des spéculations agricoles retenues lors de la phase préparatoire, notamment sur le maïs et le manioc, des cultures essentielles pour la sécurité alimentaire locale. L’objectif est d’outiller progressivement les communautés riveraines afin qu’elles développent des pratiques agricoles mieux adaptées à leur environnement immédiat.


La banane plantain comme culture stratégique
Compte tenu de son importance dans les systèmes locaux de production et de son potentiel économique, la banane plantain a occupé une place particulière dans les sessions de formation. Une activité pratique a porté sur la production des plants issus de fragments de tiges (PIF), appliquée au bananier plantain.
Cette méthode permet aux producteurs de disposer de plants améliorés en quantité suffisante, tout en maîtrisant les techniques de multiplication végétale adaptées aux réalités locales.


Préserver la forêt par l’intensification agricole
A travers cette approche, les promoteurs du projet visent une amélioration durable des rendements agricoles afin de limiter l’extension des cultures vers les espaces forestiers. L’initiative s’inscrit ainsi dans une logique de conciliation entre sécurité économique des communautés et préservation des écosystèmes forestiers.
Pour les populations riveraines, ce renforcement progressif des capacités constitue une étape importante vers une gestion plus responsable des ressources naturelles et une meilleure appropriation des enjeux de conservation.
Judith Ndongo Ngoubè
