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Ben Deighton à Yaoundé : Les grands chantier du journalisme scientifique africain

En prélude à la visite au Cameroun de Ben Deighton, président de la Fédération mondiale des journalistes scientifiques, prévue du 24 au 28 Novembre 2026, Joseph Mbeng Boum, président de la Confédération Africaine des Journalistes Scientifiques et Vice-président de la Fédération Mondiale, a dévoilé les grandes lignes de la feuille de route portée par les acteurs du journalisme scientifique. Formation, reconnaissance de la profession et meilleure présence des sciences dans les médias sont au cœur de cette démarche.

Au ministère de l’Enseignement supérieur, l’objectif est d’obtenir l’ouverture d’un master en journalisme scientifique, dans les institutions universitaires publiques et privées.

« Nous souhaitons acter avec le ministère de l’enseignement supérieur, une décision formelle qui autorise l’ouverture d’un master en journalisme scientifique », explique Joseph Mbeng Boum.

Pour lui, l’enjeu est de disposer de professionnels capables de traiter des sujets scientifiques avec les compétences nécessaires et de rapprocher la recherche des populations.

Donner une place plus importante aux sciences dans les médias

La feuille de route prévoit également un plaidoyer auprès des médias, notamment du secteur audiovisuel public. « Nous pensons que le journalisme scientifique ou des sciences devrait occuper une place de choix plus importante dans l’Office national audiovisuel », soutient-il.

L’ambition est de voir davantage de contenus consacrés à la santé, à l’environnement, au climat, à l’agriculture ou encore à la biodiversité.

Traduire la science dans un langage accessible

Pour Joseph Mbeng Boum, le rôle du journaliste scientifique est avant tout de rendre les connaissances utiles au citoyen.

« Nous avons besoin de former une masse critique de personnes qui peuvent traduire des résultats de laboratoire en un langage compréhensible par la communauté », affirme-t-il.

Il prend l’exemple de l’agriculteur confronté au changement climatique. Celui-ci doit pouvoir comprendre concrètement l’impact du phénomène sur ses récoltes et savoir comment adapter ses pratiques.

Une feuille de route déjà soumise au gouvernement

La démarche se veut structurée et orientée vers des résultats concrets. « Partout où nous irons, nous avons des objectifs clairs », insiste Joseph Mbeng Boum.

Selon lui, la feuille de route a déjà été soumise au gouvernement. La visite de Ben Deighton doit ainsi contribuer à renforcer la coopération internationale, la formation et le plaidoyer en faveur du journalisme scientifique au Cameroun.

L’enjeu, au-delà de la reconnaissance d’une spécialité journalistique, est de faire de la science une information accessible et directement utile au développement du pays.

Judith Ndongo Ngoubè

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