Dans un contexte social marqué par des vulnérabilités multiples, économiques, familiales, sanitaires, psychosociales, l’arrivée de l’Association Un Geste pour mon Prochain (AGESPRO) et l’association Preserved Women au sein du paysage de la société civile apparaît comme une bouffée d’air frais et une réponse concrète aux besoins urgents des personnes marginalisées. Leur engagement récent confirme une réalité devenue incontournable : la protection des droits fondamentaux et l’épanouissement humain nécessitent une synergie large, où l’Etat et la société civile avancent côte à côte
La précarité s’intensifie, les inégalités se creusent, et de nouveaux publics en situation de vulnérabilité apparaissent. Face à cette complexité, aucun acteur ne peut prétendre agir seul. C’est là que l’implication de l’Association Un Geste pour mon Prochain et l’association Preserved Women prend tout son sens. Elles apportent une capacité d’intervention complémentaire, souvent plus agile, plus proche du terrain et plus réactive que les dispositions institutionnelles.
Leur arrivée renforce un écosystème déjà engagé, mais parfois saturé, permettant d’ouvrir de nouveaux espaces d’écoute, d’accompagnement et d’action.

Une proximité humaine que seule la société civile sait instaurer
La force de l’AGESPRO et de Préserved Women ne réside pas seulement dans les services qu’elles offrent, mais dans la proximité humaine qu’elles créent avec les personnes vulnérables.
Elles développement en effet un lien de confiance, basé sur la présence quotidienne, l’écoute et la compréhension des réalités locales. Cette proximité permet d’identifier des besoins souvent invisibles aux yeux des institutions, et d’y répondre de manière personnalisée.
Qu’il s’agisse d’un soutien psychosocial, de l’accompagnement des femmes victimes de violences, des enfants en difficulté, des personnes handicapées ou des familles précaires, ces associations deviennent des repères, parfois même des refuges.
« Nous voulons dire à toutes les femmes qui sont victimes de l’abandon, qu’il y’a déjà l’association Preserved Women qui leur tend la main. Grâce à cette convention, nous allons apporter notre soutien de façon majeure à ces femmes qui souffrent en silence », explique Samuel Ngwem, président fondateur de l’association Preserved Women, dont les activités s’articulent autour de la restauration des femmes et filles victimes de l’abandon.
Des espaces d’innovation et d’initiatives citoyennes
L’AGESPRO et Preserved Women, nouvellement partenaires apportent aussi un souffle d’innovation sociale. Leur regard neuf pousse à imaginer des approches originales : ateliers participatifs, dispositifs alternatifs d’accueil, médiation communautaire, programmes d’autonomisation, initiatives culturelles ou éducatives. Leur créativité complète les stratégies existantes et enrichit le maillage social.
Ces actions, parfois expérimentales, ouvrent la voie à des modèles reproductibles et inspirants, capables d’influencer positivement les politiques publiques.

Un rôle indispensable de veille et de plaidoyer
Comme tout acteur responsable de la société civile, l’AGESPRO et Preserved Women jouent aussi un rôle démocratique essentiel, celui de vigie. Elles surveillent alertent, documentent les violations de droits, orientent les victimes vers les services compétents, et participent à la sensibilisation collective. Cette fonction de plaidoyer fait souvent la différence entre l’invisible et le visible, entre le silence et la prise de conscience.
Pour l’épanouissement, pas seulement la protection
Au-delà de la défense des droits, la présence de ces deux associations contribue à l’épanouissement des personnes socialement vulnérables. Elles ne se limitent à soulager ou à protéger. Elles donnent accès à des activités culturelles, éducatives, sportives. Elles accompagnent vers l’autonomie, elles redonnent confiance et dignité. Grâce à elles, les bénéficiaires ne sont pas seulement des usagers, ils deviennent des acteurs de leur propre reconstruction.

Une dynamique partenariale prometteuse
Leur intégration comme nouvelles partenaires crée une dynamique positive. En collaborant avec les structures déjà en place, notamment les services publics comme le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, et le Ministère des Affaires Sociales, les collectivités locales et d’autres ONG, elles renforcent la chaine de protection sociale. Cette alliance élargie permet une meilleure coordination, évite les doublons et optimise les ressources. Elle démontre qu’une approche collective, concertée et complémentaire est la seule voie possible pour répondre durablement aux vulnérabilités.
« Nous devons mutualiser nos efforts, les mettre en commun parce que la tâche est assez délicate sur le terrain, et les personnes vulnérables vers lesquelles nous allons ont besoin d’un encadrement un peu plus élargi, pour le bonheur des victimes, qui sont des enfants abandonnés, des déplacés internes, des orphelins, les enfants qui sont dans la rue et ceux extraits de la rue, les veuves, les femmes victimes des violences basées sur le genre ou encore les femmes à autonomiser. C’est pour eux que nous nous engageons », souligne Régine Ndjiki Botol, présidente fondatrice de l’AGESPRO.

En rejoignant le cercle des acteurs engagés, l’AGESPRO et Preserved Women, nouvellement partenaires apportent une énergie nouvelle, une capacité d’intervention renforcée et un regard innovant sur la protection et l’épanouissement des personnes vulnérables. Leur implication est non seulement légitime, mais indispensable.
Leur présence témoigne d’un principe simple, mais fondamental : la dignité humaine se construit à plusieurs mains, et chaque acteur, quel que soit son niveau, contribue à faire avancer la justice sociale et l’humanité.
Judith Ndongo Ngoubè
