À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée ce 12 août 2026, la Jeunesse Volontaire pour l’Environnement (JVE) a lancé la deuxième édition des Universités de la gouvernance verte (UNIGOVE), un projet inscrit dans le cadre du programme Advancing Gender Equality through Youth Engagement for Green Governance and Climate Actions in Cameroon (AGEYCA), financé par le Fonds des Nations Unies pour la Démocratie (UNDEF). Organisée à la Friedrich-Ebert-Stiftung à Yaoundé, la rencontre a réuni des jeunes et des experts des questions environnementales autour d’un même enjeu : renforcer l’appropriation des questions de gouvernance verte par la jeunesse et encourager son implication concrète dans les actions en faveur de l’environnement
Pour cette deuxième édition, JVE entend donner une place centrale aux jeunes dans les débats et les initiatives liés à la gouvernance environnementale.
L’ambition ne se limite plus à sensibiliser. Il s’agit désormais de permettre aux jeunes de mieux comprendre les mécanismes de gouvernance verte, de s’approprier les enjeux environnementaux et surtout de devenir des acteurs capables de porter ces problématiques auprès de leurs communautés.
La rencontre de Yaoundé a ainsi constitué un espace d’échanges entre jeunes volontaires, experts et acteurs engagés dans la protection de l’environnement.
« L’université de la gouvernance verte vise à donner des armes et des outils aux jeunes, qui devraient leur permettre de davantage s’impliquer dans un tissu social assez complexe comme celui du Cameroun. Alors, cette deuxième édition de UNIGOVE est placée sous le signe d’une appropriation massive parce que la première édition n’avait réuni que 50 jeunes. Cette deuxième édition est placée sous une expansion des actions de jeunes volontaires en termes de vulgarisation de la gouvernance verte et d’implication des jeunes. Il est donc question d’éveiller les consciences et d’amener les jeunes à véritablement prendre conscience du rôle et des prérogatives qui sont les leurs, et de savoir qu’ils peuvent jouer un rôle effectif », explique Blondel Silenou, chef du projet AGEYCA-UNDEF.
De la sensibilisation à la vulgarisation
L’une des particularités de cette édition réside dans l’accent mis sur la vulgarisation.
Les jeunes volontaires sont appelés à devenir des relais auprès des populations. L’objectif est de rendre les questions environnementales plus accessibles et de permettre aux communautés de mieux comprendre les politiques, les mécanismes et les pratiques liés à la protection de l’environnement.
Cette approche part d’un constat : les enjeux liés au changement climatique, à la biodiversité, à la gestion des ressources naturelles ou encore à la transition écologique ne peuvent être l’affaire des seuls spécialistes.




Des experts pour mieux comprendre les enjeux
Face aux jeunes, des experts des questions environnementales ont apporté leur éclairage sur les défis auxquels le Cameroun est confronté.
Les échanges ont permis d’aborder les enjeux de gouvernance, de participation citoyenne et de responsabilité collective, tout en mettant en évidence le rôle que peut jouer la jeunesse dans la construction de solutions durables.
Pour les organisateurs, la formation et l’accès à l’information constituent des leviers essentiels pour permettre aux jeunes de participer pleinement aux processus de décision et aux actions environnementales.
« La mise en place d’une université pour asseoir la gouvernance verte comme dynamique portée par les jeunes du Cameroun est une initiative pertinente. Pourquoi ? Parce que Pour asseoir la gouvernance verte au Cameroun, on a besoin des acteurs. Mais pas seulement des acteurs d’aujourd’hui. On n’a pas seulement besoin des acteurs du présent. Mais on a également besoin des acteurs qui seront là demain. Et qui vont donc agir pour transformer notre pays en un pays qui respecte ses engagements. Les engagements internationaux, les engagements nationaux en matière de protection de l’environnement, de lutte contre les changements climatiques, de conservation de la biodiversité et de protection des droits des communautés locales et autochtones en matière de gestion de l’environnement. Nous pensons que c’est une initiative pertinente et vertueuse parce qu’il s’agit de former une conscience nationale en matière de protection de l’environnement et surtout de créer une chaîne d’intervention, une chaîne d’action en faveur de la gouvernance verte au Cameroun », souligne Patrice Bigombe Logo, Directeur du Centre de recherche et d’action pour le développement durable en Afrique centrale (CERAD).



Des volontaires appelés à devenir des acteurs de terrain
L’enjeu de cette deuxième édition est également de faire émerger une dynamique d’action.
Après les échanges et les formations, les jeunes volontaires sont encouragés à traduire les connaissances acquises en initiatives concrètes : sensibilisation des communautés, campagnes environnementales, actions locales, plaidoyer ou production de contenus destinés à mieux faire connaître les enjeux écologiques.
Cette orientation traduit une volonté de JVE de faire du volontariat environnemental un véritable outil de mobilisation citoyenne.
« « L’université c’est donc ce cadre qui permet aux jeunes de s’approprier les mécanismes de la gouvernance verte, de s’imprégner de c’est quoi une gouvernance verte et de comprendre un peu comment est-ce qu’ils peuvent agir dans un espace social où les libertés ne sont pas toujours les plus ouvertes », précise Blondel Silenou.

Une deuxième édition sous le signe de l’engagement
Le choix de lancer cette deuxième édition le 12 août, Journée internationale de la jeunesse, donne une portée particulière à l’initiative.
À travers cette coïncidence de calendrier, JVE rappelle que les jeunes ne sont pas uniquement les générations qui subiront les conséquences des choix environnementaux actuels. Ils sont aussi, dès aujourd’hui, des acteurs capables d’influencer les comportements, les politiques publiques et les pratiques communautaires.
Le message porté par cette deuxième édition est donc clair : la gouvernance verte ne peut être durable sans une jeunesse informée, engagée et capable de passer à l’action.

La jeunesse au cœur de la transition écologique
Dans un contexte où les défis environnementaux prennent une ampleur croissante, la mobilisation des jeunes apparaît comme un enjeu stratégique.
La deuxième édition des Universités de la gouvernance verte veut ainsi contribuer à créer une génération de volontaires capables de comprendre les enjeux, de les expliquer autour d’eux et surtout d’agir.
De la vulgarisation à l’implication, JVE entend faire évoluer le rôle des jeunes : de simples bénéficiaires des politiques environnementales, ils sont appelés à devenir de véritables acteurs de la gouvernance verte.
À la Friedrich-Ebert-Stiftung de Yaoundé, ce 12 août 2026, la jeunesse a donc lancé bien plus qu’une nouvelle édition d’un programme : elle a réaffirmé son ambition de prendre part à la construction d’un avenir plus vert et plus durable.
Judith Ndongo Ngoubè
