Face à l’augmentation des troubles liés au stress, à l’anxiété, à la dépression ou encore à l’épuisement émotionnel, de plus en plus de professionnels de santé mentale adoptent une approche intégrée. Parmi eux, les diététiciens jouent un rôle trop discret, mais fondamental. Nadège Euge en est une. Elle dispose d’un processus qui aide à virer les maladies métaboliques au vert et durablement, à travers son projet Euge Consulting
Aujourd’hui, MouayéInfo.com met en lumière le travail d’une diététicienne camerounaise qui a mis en place un processus structuré pour aider ses patients à préserver ou améliorer leur santé mentale grâce à une meilleure alimentation.
« Je suis professionnelle de la diététique-nutrition clinique, c’est-à-dire que j’ai choisi d’accompagner les gens avec l’alimentation et les nutriments. Je suis spécialisée également en santé mentale, notamment les addictions. Beaucoup se demandent ce que la diététique fait dans le domaine de la santé mentale, mais il faut savoir que la diététique est quelque part au cœur de la santé mentale, parce que le deuxième cerveau qui est le corps en accord avec les intestins, agit aussi rapidement que le premier cerveau. Quand vous êtes constipé par exemple, lorsque vous ressentez des émotions, vous remarquez que vous êtes sous pression, et l’intestin réagit. Donc, il y’a une corrélation entre la santé mentale et l’intestin. Et on nourrit cet intestin avec des fibres, des fruits et légumes. Lorsque c’est fait, on a de fortes chances d’équilibrer le mental », relève-t-elle.
Les étapes clés de son accompagnement consistent en l’évaluation globale du patient, l’éducation nutritionnelle ciblée, la construction d’un plan alimentaire personnalisé, le suivi régulier et le soutien émotionnel, enfin l’autonomisation et le maintien. Un processus avec des objectifs précis : comprendre la relation entre le mental et l’alimentation du patient, donner à ce dernier les clés pour mieux choisir, sans culpabilité ni interdits, favoriser l’adhésion à long terme, sans stress ni régime rigide, instaurer une relation de confiance, où alimentation rime avec bienveillance envers soi-même, et prévenir les rechutes et ancrer des habitudes saines et apaisantes.
« Préserver sa santé mentale par l’alimentation c’est d’abord chercher à manger équilibré. Quand on mange bien, on a des hormones de joie, on est content. Quand les cellules ont reçu ce dont elles ont besoin, elles fonctionnent normalement. Manger bien pour le cerveau c’est privilégier les aliments qui contiennent les Oméga-3, c’est-à-dire le poisson (maquereau, sardine par exemple) », explique la diététicienne.

Nourrir le corps pour apaiser l’esprit
Ce processus mis en œuvre par Nadège Euge à travers son projet Euge Consulting illustre une vérité trop peu mise en avant : la santé mentale se construit aussi dans l’assiette, au quotidien, avec douceur, patience et humilité.
Allier nutrition et bien-être psychologique c’est proposer une approche globale, durable et accessible pour celles et ceux qui veulent retrouver l’équilibre, une bouchée à la fois.
