Les voix féminines au centre d’une table ronde sur les droits humains et l’égalité des genres

Dans le cadre de la campagne internationale des « 16 jours d’activisme contre les violences à l’égard des femmes et des filles », ONU FEMMES en partenariat avec le Haut-Commissariat du Canada au Cameroun et l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC), a organisé une table ronde d’envergure autour du thème : « Voix du leadership : les femmes au cœur des droits humains et de l’égalité des genres ». C’était le 27 Novembre 2025, en présence de la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Pr Marie Thérèse Abena Ondoa

La rencontre a réuni diplomates, universitaires, acteurs institutionnels, organisations de la société civile, étudiants et jeunes leaders engagés pour l’égalité. Les échanges ont mis en lumière la nécessité d’amplifier les voix féminines dans les espaces de décision, de reconnaitre le rôle central des femmes dans la défense des droits humains et de renforcer les mécanismes de protection contre les différentes formes de violences basées sur le genre. Pour ONU FEMMES,

« Les 16 jours d’activisme sont l’occasion de sensibiliser tous les acteurs. Etats, système des Nations Unies, société civile. Aujourd’hui à l’IRIC, aux côtés de la Haut-Commissaire du Canada et de Madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, nous avons discuté prévention, prise en charge des survivantes, mais surtout de la nécessité d’impliquer les hommes. Nous avons beaucoup parlé de masculinité positive, comment les hommes peuvent devenir des champions de la promotion des droits des femmes et acteurs clés pour éradiquer les violences faites aux femmes et aux filles », déclare Marie-Pierre Raky Chaupin, Représentante résidente de l’institution onusienne au Cameroun.

Durant les échanges, il a également été souligné l’importance d’investir dans le leadership féminin, de soutenir l’autonomisation économique, et d’encourager la participation des femmes dans les processus politiques, communautaires et institutionnels. Des témoignages poignants ont rappelé que malgré les progrès accomplis, les obstacles restent nombreux, notamment en matière d’accès à la justice, de stéréotypes persistants et de représentativité insuffisante.

« Il reste des besoins immenses, et l’événement d’aujourd’hui est venu éclairer ces besoins, d’autant plus qu’ils sont en croissance. On doit désormais compter les violences en ligne, qui traversent les frontières et touche chaque famille. Même si la discussion d’aujourd’hui était concentrée sur les femmes, les hommes sont aussi concernés par ces violences numériques », soutient la Haut-Commissaire du Canada, Marie-Claude Harvey.

Cette table ronde s’est voulue un espace d’inspiration et d’engagement, porteur d’un message clair : l’égalité des genres et la protection des droits des femmes ne peuvent être atteintes sans l’écoute, la reconnaissance et la valorisation des voix féminines. Un appel réaffirmé avec force en cette période d’activisme mondial.

Judith Ndongo Ngoubè       

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