Gouvernance climatique : JVE Cameroun met le Cap sur le COP 31 en formant les professionnels des médias

Les 29 et 30 Juillet 2026, JVE Cameroun organise un atelier national de renforcement des capacités des journalistes, communicants, blogueurs et jeunes leaders sur les mécanismes de gouvernance climatique, dans le cadre du projet AGEYCA, financé par l’UNDEF. Cette rencontre marquera le lancement officiel du processus « Cap sur la COP 31 », une initiative visant à préparer les acteurs de l’information à une couverture médiatique plus rigoureuse et accessible des enjeux climatiques au Cameroun

A l’approche de la 31e Conférence des Parties (COP 31), JVE Cameroun entend faire des médias et des acteurs de la communication des partenaires stratégiques dans la sensibilisation des populations aux enjeux climatiques.

L’atelier prévu les 29 et 30 Juillet 2026, poursuit un objectif clair : permettre aux journalistes, communicants, blogueurs et jeunes leaders de mieux comprendre les mécanismes de gouvernance climatique afin d’assurer une information fiable, inclusive et accessible au grand public.

Pour Blondel Silenou, cette initiative s’inscrit dans une démarche de long terme.

« Dans la bataille contre les changements climatiques, il est essentiel que tous les acteurs engagés disposent des connaissances, des compétences et des outils nécessaires pour agir efficacement. Nous sommes dans une véritable bataille, et aucune armée ne part en guerre sans préparer, former et équiper ses troupes. C’est précisément dans cette perspective que nous nous inscrivons », justifie le chef du projet.

Des médias pour rapprocher les politiques climatiques des citoyens

A travers cet atelier, JVE Cameroun souhaite renforcer la qualité de la couverture médiatique des questions climatiques, souvent perçues comme techniques ou réservées aux spécialistes.

Les participants seront formés sur les principaux mécanismes de gouvernance climatique, les engagements du Cameroun, ainsi que les outils permettant de vulgariser ces sujets auprès des populations., étant donné que les médias occupent une place essentielle dans cette dynamique.

« A travers cet atelier, nous voulons donner à nos principaux relais de terrain, à savoir les journalistes et les acteurs de la société civile, les armes intellectuelles, techniques et stratégiques dont ils ont besoin pour relever ce défi. Notre objectif est qu’ils soient suffisamment outillés pour mieux défendre les intérêts du Cameroun et au-delà ; ceux de l’ensemble du Bassin du Congo dans les grandes négociations et les débats internationaux sur le climat », souligne Blondel Silenou.

Répondre à une urgence nationale

Cette initiative intervient dans un contexte où les effets des changements climatiques se font de plus en plus ressentir au Cameroun. La baisse des rendements agricoles, la recrudescence des inondations, les épisodes de sécheresse et les glissements de terrain fragilisent les conditions de vie de nombreuses populations.

Les femmes, les jeunes et les communautés victimes de ces phénomènes, accentuant les défis liés à la sécurité alimentaire, aux moyens de subsistance et à la résilience des territoires.

Pour JVE, une meilleure appropriation citoyenne des politiques climatiques constitue un levier indispensable pour relever ces défis, parmi lesquels la préservation des ressources du Bassin du Congo.

« Il faut rappeler que le Bassin du Congo, pourtant reconnu comme le premier poumon tropical de la planète et un pilier essentiel de l’équilibre climatique mondial, reçoit moins de 10% des financements internationaux consacrés à la lutte contre les changements climatiques. Ce paradoxe est difficilement justifiable. Il est donc indispensable de renforcer les capacités de celles et ceux qui porteront ce plaidoyer, afin que notre région puisse faire entendre sa voix et obtenir la reconnaissance et les ressources qu’elle mérite », précise Blondel Silenou.

En lançant officiellement le processus « Cap sur la COP 31 », JVE Cameroun pose ainsi les bases d’une mobilisation nationale en faveur d’une gouvernance climatique plus participative, à quelques mois d’un nouveau rendez-vous mondial consacré à l’avenir de la planète.

Judith Ndongo Ngoubè

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