La 64ᵉ édition de la Journée de la femme africaine a été célébrée le 31 juillet 2026 sous la présidence de la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoa. Placée sous le thème « Action des femmes pour un assainissement sûr, des communautés en paix et de meilleures conditions de vie », cette célébration, alignée sur les orientations de l’Union africaine, a réuni une forte mobilisation des organisations de la société civile, dont l’Association Un Geste pour mon Prochain (AGESPRO), autour des enjeux de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement
Cette édition 2026 a mis en lumière le rôle déterminant des femmes dans la promotion de l’hygiène, de la santé publique et de la préservation de l’environnement. En choisissant un thème en parfaite cohérence avec celui de l’Union africaine, à savoir « Assurer la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », les autorités camerounaises ont réaffirmé leur volonté d’intégrer les femmes comme actrices majeures du développement durable.

Dans son allocution, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a souligné que l’accès à l’eau potable et à des services d’assainissement de qualité demeure un levier essentiel pour améliorer les conditions de vie des familles et renforcer la cohésion sociale.
« Au Cameroun, le thème de la 64è édition de la JIFA est une invitation à toutes les parties prenantes d’améliorer l’accès des femmes et des communautés aux infrastructures d’eau potable, d’hygiène et d’assainissement de base, de mettre en évidence la contribution des femmes camerounaises au développement durable du pays, de renforcer le plaidoyer en faveur de la participation effective des femmes à la consolidation de la paix et à la construction de sociétés plus justes, plus résilientes et plus inclusives, d’améliorer les conditions de vie des populations, de mobiliser le gouvernement et tous ses partenaires autour d’actions concrètes visant à promouvoir un environnement sain, des communautés pacifiques et un développement inclusif, valoriser les initiatives portées par les femmes » a déclaré la ministre Marie Thérèse Abena Ondoa.
Une mobilisation remarquable de la société civile
La célébration a également été marquée par la participation active de nombreuses organisations de la société civile, venues réaffirmer leur engagement en faveur du développement communautaire.


Parmi elles, l’Association Un Geste pour mon Prochain (AGESPRO), s’est distinguée par sa présence et son plaidoyer en faveur d’une plus grande implication des femmes dans les politiques d’assainissement, de gestion de l’eau et de protection de l’environnement.
Pour la présidente fondatrice, les défis liés à l’hygiène et à l’assainissement ne peuvent être relevés sans une participation effective des femmes, aussi bien dans la conception que dans la mise en œuvre des projets communautaires.
« L’association Un Geste pour mon Prochain, partenaire du MINPROFF, a été effectivement conviée à assister à célébration de la JIFA. Cette journée met en avant la femme africaine. Une femme à part entière, incluse dans le concert des femmes du monde. La femme africaine a un leadership méconnu cependant, elle participe activement à l’épanouissement de son environnement, de sa famille et de la société. Mme le Ministre a saisi, une fois encore, l’opportunité pour interpeller les femmes d’Afrique, zone CEMAC, présentent aux festivités camerounaises, de donner davantage de leurs voix, pour que les communautés vivent en paix dans un environnement sain et agréable. AGESPRO, association responsable, va activement accompagner le MINPROFF dans ce combat. À travers des sensibilisations de proximité. Car notre pays, le Cameroun et l’Afrique entière ont besoin des hommes, des femmes et des enfants qui vivent dans de meilleures conditions de vie », a confié Régine Ndjiki Botol.
Eau, hygiène et paix : un même combat
Au-delà de son caractère commémoratif, cette Journée de la femme africaine a permis de rappeler les liens étroits entre l’accès à l’eau, la santé publique, la préservation de l’environnement et la paix sociale.
Des experts ont souligné qu’un environnement propre réduit les risques sanitaires, limite les conflits liés à l’accès aux ressources et favorise un développement inclusif des communautés.
Les participantes ont ainsi plaidé pour des investissements plus importants dans les infrastructures d’eau et d’assainissement, ainsi que pour un renforcement de l’éducation à l’hygiène dès le plus jeune âge.

Une dynamique à poursuivre
À travers cette célébration, le Cameroun réaffirme son engagement en faveur des objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et de l’autonomisation des femmes comme moteur du développement.
Le message porté le 31 juillet est sans équivoque : investir dans les femmes, c’est investir dans des communautés plus propres, plus résilientes et plus prospères. Une ambition qui appelle désormais des actions concrètes et durables pour transformer les engagements en résultats tangibles sur le terrain.
Judith Ndongo Ngoubè
