Sarah Mullally, première femme archevêque de Canterbury : Une visite historique au Cameroun

Le Cameroun accueille une personnalité qui marque déjà l’histoire du christianisme mondial. Première femme à accéder au siège de Canterbury en près de quatorze siècles d’existence de l’Église d’Angleterre, Dame Sarah Mullally, 106 archevêque de Canterbury, effectue une visite pastorale dans le pays dans le cadre de sa première tournée africaine depuis son installation. Un déplacement placé sous le signe de la communion, du dialogue et de la paix

Depuis le 28 janvier 2026, date de sa confirmation, puis son intronisation le 25 mars à la cathédrale de Canterbury, Dame Sarah Mullally est devenue la première femme à occuper la fonction d’archevêque de Canterbury, chef spirituel de la Communion anglicane, qui rassemble près de 85 millions de fidèles dans 165 pays. Son accession à cette responsabilité marque un tournant historique pour l’Église d’Angleterre.

Avant son engagement dans le ministère pastoral, Sarah Mullally s’est illustrée dans le domaine de la santé. Infirmière spécialisée en cancérologie, elle a ensuite occupé les fonctions de Chief Nursing Officer for England, avant d’être évêque de Londres puis appelée à la tête de l’Église d’Angleterre.

« Les femmes vraiment responsables peuvent prouver certaines choses plus que certains hommes », a lancé un fidèle, plutôt heureux de voir une femme Cheffe de l’Eglise Anglicane.

Le Cameroun, étape d’une première tournée africaine

Le séjour de l’archevêque de Canterbury s’inscrit dans une tournée pastorale de dix jours en Afrique de l’Ouest, qui la conduit au Ghana puis au Cameroun, à l’invitation de la Province de l’Église d’Afrique de l’Ouest. Il s’agit de sa première visite sur le continent africain depuis son installation à Canterbury.

Accueillie à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen par des autorités camerounaises, des responsables du clergé anglican et de nombreux fidèles, Sarah Mullally a reçu un accueil empreint de ferveur et d’émotion.

« C’est une immense joie d’être au Cameroun. Je viens avant tout pour écouter, prier avec les communautés et témoigner de la communion qui unit les Églises anglicanes à travers le monde. Ensemble, nous voulons être des artisans de paix, d’espérance et de réconciliation », a-t-elle déclaré à son arrivée en terre camerounaise.

Une visite porteuse d’espérance

Au sein de l’Église anglicane du Cameroun, cette visite est perçue comme un moment historique. Les fidèles y voient la reconnaissance du dynamisme de leur communauté et une occasion de renforcer les liens avec la Communion anglicane mondiale.

Les responsables ecclésiastiques espèrent également que la présence de la cheffe de l’Église anglicane contribuera à soutenir les initiatives de dialogue dans un contexte où la recherche de la paix demeure une priorité.

Entre foi, diplomatie et engagement social

Au-delà des célébrations religieuses, le programme de Sarah Mullally se met en œuvre avec des visites dans plusieurs paroisses anglicanes à Douala, Yaoundé, Buéa et Limbé, ainsi que des audiences avec des membres du gouvernement camerounais. Ces rencontres porteront notamment sur le rôle des Églises dans la promotion de la paix, de l’éducation, de la santé et de la cohésion sociale.

Par sa dimension spirituelle autant que diplomatique, cette visite confirme l’importance du Cameroun au sein de la Province anglicane d’Afrique de l’Ouest et ouvre une nouvelle page dans les relations entre l’Église d’Angleterre et les communautés anglicanes camerounaises.

Judith Ndongo Ngoubè

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