Accueillie chaleureusement le 31 juillet 2026 à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, Sarah Mullally, figure majeure de l’Église anglicane et archevêque de Canterbury, entame au Cameroun une étape de son périple africain. Entre ferveur religieuse et attentes sociales, sa première visite dans le pays est perçue comme un symbole fort de l’universalité de l’Église anglicane et un message d’espoir pour la consolidation de la paix
Drapeaux, chants et sourires ont rythmé l’accueil réservé à Sarah Mullally à son arrivée au Cameroun. Les autorités camerounaises, des responsables du clergé anglican et de nombreux fidèles étaient mobilisés pour souhaiter la bienvenue à cette haute personnalité religieuse.
Pour plusieurs fidèles présents à l’aéroport, cette visite revêt un caractère historique. Beaucoup ont exprimé leur joie de rencontrer pour la première fois au Cameroun la responsable de l’Église anglicane, voyant dans sa présence la preuve de l’attachement de la communauté anglicane internationale aux réalités locales.
« Nous sommes très contents de la voir, pour sa première visite au Cameroun, qui symbolise l’étendue de l’église anglicane au pays », témoigne un fidèle venu accueillir la délégation.
Une visite au-delà du cadre religieux
Cette étape camerounaise s’inscrit dans un périple africain de Sarah Mullally, marqué par des échanges avec les communautés chrétiennes et les acteurs institutionnels.
Au cours de son séjour, l’archevêque de Canterbury doit effectuer plusieurs visites dans des lieux de culte, ainsi que des audiences auprès de responsables gouvernementaux.
Ces rencontres devraient permettre d’aborder des questions liées à la paix, au développement social, à l’éducation et au rôle des communautés religieuses dans l’accompagnement des populations.
« Je suis ici dans le cadre d’une visite pastorale, pour prier, pour adorer avec l’église anglicane, pour examiner de près et encourager les fidèles dans leur ministère », a-t-elle déclaré.
Un message d’espoir face aux défis du pays
Au sein de l’Église anglicane du Cameroun, cette visite est également porteuse d’espoir dans le contexte de la crise dite anglophone qui affecte certaines régions du pays depuis plusieurs années.
Les responsables ecclésiastiques espèrent que cette présence de haut niveau contribuera à renforcer les initiatives de dialogue et de réconciliation.
« Nous prions pour que sa présence au Cameroun entraine des implications politiques, la paix dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest », confie un responsable anglican camerounais.
Une présence qui rassemble
Au-delà des protocoles officiels, l’accueil réservé à Sarah Mullally traduit l’attachement des fidèles à une Église engagée auprès des communautés. Sa visite est ainsi perçue comme un moment de communion, mais aussi comme une opportunité de renouveler l’engagement en faveur de la paix et de la cohésion sociale au Cameroun.
Judith Ndongo Ngoubè
