De la prise de contact à l’action : Terra Mucho mobilise les femmes autour de la fresque du climat

A l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 Juin de chaque année, Terra Mucho a consacré une édition spéciale de son traditionnel Café Ec(h)o à la Fresque du Climat. Réunissant des femmes issues de la société civile engagées dans la protection de l’environnement, cette rencontre participative a permis de mieux comprendre les liens entre les activités humaines et les dérèglements climatiques. Au terme des échanges, les participantes sont reparties avec une conscience renforcée des enjeux environnementaux et la ferme volonté d’intensifier leurs actions en faveur de la planète

Dans une ambiance conviviale et interactive, les participantes ont été invitées à prendre part à l’exercice de la Fresque du Climat, un outil pédagogique reconnu pour sa capacité à vulgariser les mécanismes complexes du changement climatique.

A travers des cartes illustrant les activités humaines, les émissions de gaz à effet de serre, les perturbations des écosystèmes et leurs conséquences sur les populations, les femmes ont progressivement reconstitué la chaîne des causes et des effets qui alimentent la crise climatique mondiale.

L’exercice a permis de mettre en lumière l’impact de certaines pratiques courantes telles que la déforestation, la surconsommation énergétique, l’utilisation massive des énergies fossiles ou encore la mauvaise gestion des déchets.

« La fresque m’a fait voir qu’une petite action qu’on pose, en se disant que ce n’est rien du tout, est énorme en terme de conséquences. Les femmes ont une grande part de responsabilité. Loin de tout ce qui est macro, il y’a également mon empreinte individuelle qui contribue aux effets du changement climatique. Je me pose de ce fait la question de savoir comment vivre avec l’essentiel », s’interroge Félicité Djoukouo, de l’Association des Acteurs de Développement.  

Un espace d’échanges pour renforcer l’engagement citoyen

Fidèle à l’esprit du Café Ec(h)o, cette rencontre n’a pas seulement été un moment d’apprentissage. Elle a également constitué un espace d’écoute, de partage d’expériences et de réflexion collective sur les solutions à mettre en œuvre à l’échelle individuelle et communautaire.

Les discussions ont porté sur les moyens concrets de réduire son empreinte écologique, de promouvoir une consommation responsable, de partager les ressources naturelles et d’impliquer davantage les communautés dans les initiatives environnementales.

Pour plusieurs militantes, cette activité est venue renforcer un engagement déjà ancien en ouvrant de nouvelles perspectives d’action.

« Je ressors avec un questionnement : qu’est-ce que je peux faire pour limiter l’impact du changement climatique sur l’environnement, ainsi que les communautés ? Donc je repars d’ici avec un grand engouement, et un projet de plan d’actions. Je suis reconnaissante de ce cette initiative », a confié Carrele Mawamaba, de Green Development Advocate   

« Je prends l’engagement de ne plus emballer du couscous dans le plastique, mais dans des feuilles. Cependant, Il faut vraiment avoir du courage aujourd’hui pour aller au marché acheter des feuilles de bananier ou en demander au propriétaire d’un champ de culture, parce que ce n’est plus évident de nos jours », signale Amélie Dongmo, d’AS-Dev Consulting  

Les femmes, actrices incontournables de la transition écologique

Au-delà de la sensibilisation, Terra Mucho a tenu à mettre en avant le rôle déterminant des femmes dans la lutte contre le changement climatique. Souvent en première ligne face aux conséquences des dérèglements environnementaux, elles constituent également des relais essentiels pour la diffusion des bonnes pratiques au sein des familles et des communautés.

Cette édition spéciale du Café Ec(h)o a ainsi permis de valoriser leur capacité à porter des initiatives locales en faveur de la résilience climatique, de la préservation de la biodiversité et du développement durable.

 « Parfois, quand on agit sur les causes environnementales, ça devient une routine, on ne se pose plus de question. Etant donné que le 5 Juin est une journée de réflexion, l’objectif était de regrouper les femmes pour qu’on puisse avoir du temps d’évaluer les actions au regard des faits, de se dire qu’il faut renforcer ces actions-là. Nous agissons toutes, mais pourquoi ? Il s’agit de puiser à nouveau dans les sources des problèmes, pour se reconnecter, se demander si effectivement nous sommes en train de stopper par exemple la déforestation, arrivons-nous à agir véritablement sur le climat, à mobiliser les forces, à agir sur toutes les intersections, les problèmes économiques, les problèmes d’exploitation minière, d’énergie fossile », a indiqué Mireille Kayijamahe   

Un engagement renouvelé pour l’avenir

A l’issue de la rencontre, les participantes ont unanimement exprimé leur volonté de poursuivre les activités de sensibilisation dans leurs différents espaces d’intervention et de multiplier les initiatives favorables à la protection de l’environnement.

Cette session du mois de Juin du Café Ec(h)o aura ainsi démontré que la compréhension des enjeux climatiques demeure une étape essentielle pour transformer les comportements et susciter une mobilisation durable.

En célébrant la Journée mondiale de l’environnement autour de la Fresque du Climat, Terra Mucho confirme sa volonté d’accompagner les citoyens, et particulièrement les femmes engagées, dans la construction d’un avenir plus respectueux de la planète et des générations futures.

Judith Ndongo Ngoubè   

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