Le 19 Février 2026 marque une date charnière pour la profession architecturale au Cameroun. L’Ordre National des Architectes du Cameroun (ONAC) et le Korean Institute of Architects (KIA) ont officiellement signé une convention de partenariat stratégique axée sur la formation et la professionnalisation des architectes camerounais
Au cœur de cet accord signé par Jean-Christophe Ndongo, président de l’ONAC et Han Young Keun, président du KIA : le renforcement des capacités techniques et professionnelles. La convention prévoit d’une manière globale des échanges académiques et professionnels, des séminaires et ateliers spécialisés, le partage d’expertise en innovation, ainsi que l’accompagnement à la modernisation des pratiques.
Dans un contexte où les villes camerounaises connaissent une urbanisation rapide, l’amélioration des compétences devient un impératif stratégique.

Professionnaliser pour mieux bâtir
Au-delà de la formation initiale, cette convention met l’accent sur la professionnalisation continue. L’objectif est clair : doter les architectes camerounais d’outils normatifs alignés aux standards internationaux, tout en valorisant les réalités locales.
La coopération avec le KIA ouvre ainsi la voie à un transfert de savoir-faire en matière de technologies innovantes, de construction et de planification urbaine.
« Je voudrais officialiser ce partenariat pour apporter quelque chose dont le Cameroun a besoin en termes d’éducation et de professionnalisme. Jean-Christophe a relevé l’impératif de crédibilité des écoles. Cela fait 25 ans que nous avons un système bien mis en œuvre. Il est donc question de standardiser en gardant l’authenticité de chaque école. C’est très important. Avec notre expérience le Cameroun pourra s’adapter à un environnement différent comme celui de l’Asie », précise Han Young Keun, président du KIA.

Une ouverture vers l’Asie
Ce partenariat traduit également une diversification des axes de coopération internationale du Cameroun. En s’alliant à une institution asiatique reconnue, l’ONAC affirme sa volonté d’inscrire l’architecture camerounaise dans une dynamique globale, au-delà des partenariats traditionnels.
Un signal fort pour la jeunesse architecturale
Pour les jeunes architectes et étudiants, cette convention représente une opportunité majeure : accès à de nouvelles méthodologies, exposition internationale et renforcement de l’employabilité.
En somme, la signature de cet accord ne relève pas d’un simple protocole institutionnel. Elle incarne une ambition, celle de bâtir un corps professionnel plus compétitif, plus structuré et davantage connecté aux innovations mondiales.
L’architecture camerounaise amorce ainsi un virage stratégique, entre modernité, expertise et ouverture internationale.
Judith Ndongo Ngoubè
