Dans un contexte mondial marqué par des défis sanitaires récurrents, le pays franchit une étape déterminante en procédant au lancement officiel de sa 2è Evaluation Externe Conjointe, conformément aux exigences du Règlement Sanitaire International. Cette démarche stratégique en œuvre du 24 au 28 Novembre 2025 à Yaoundé témoigne d’une volonté ferme de renforcer la préparation, la détection et la réponse face aux urgences de santé publique
Pilotée par la Direction de la Lutte contre les Maladies et les Epidémies du Ministère de la Santé Publique et menée avec l’appui d’experts internationaux, l’Evaluation Externe Conjointe permet d’analyser de manière objective et transparente, les capacités nationales en termes de préparation, de prévention, de détection et de réponse aux urgences de santé publique, dans les domaines essentiels tels que la surveillance épidémiologique, le laboratoire, la gestion des urgences, la santé animale, le contrôle aux frontières, la communication des risques, la lutte anti-infectieuse, et bien d’autres piliers interdépendants de la sécurité sanitaire. Elle permet par ailleurs d’identifier les écarts à adresser afin d’alimenter le processus d’actualisation du Plan d’Action National de Sécurité Sanitaire (PANSS).
« L’EEC qui s’ouvre ce 24 Novembre à Yaoundé est une étape stratégique et cruciale pour mesurer nos progrès, identifier les lacunes et définir ensemble les priorités sanitaires dans notre pays et dans le monde », a déclaré le Ministre de la Santé Publique, Dr Manaouda Malachie, lorsqu’il ouvrait les travaux.


Cette deuxième évaluation constitue un moment clé, car elle offre une opportunité de mesurer les progrès accomplis depuis la première en 2017, d’identifier les lacunes persistantes et définir une feuille de route actualisée, alignée sur les standards internationaux. Il faut dire que les récentes crises, telles que le COVID 19, Mpox ou le choléra justifient effectivement la nécessité d’engager les efforts pour bâtir des mécanismes solides de veille, de coordination et d’intervention.
Au-delà du diagnostic technique, cette initiative illustre la maturité institutionnelle du Cameroun et son engagement constant pour protéger la population. Elle confirme également sa volonté d’améliorer la coordination multisectorielle, une exigence fondamentale du Règlement Sanitaire International, en mobilisant acteurs de la santé, services vétérinaires, forces de sécurité, autorités locales, partenaires techniques et organisations communautaires.
Par ce lancement, le pays réaffirme que la sécurité sanitaire n’est pas seulement une obligation internationale, mais un choix stratégique, un pilier du développement et une responsabilité partagée. Cette seconde Evaluation Externe Conjointe ouvre ainsi la voie à un renforcement durable des capacités, au bénéfice de la santé et du bien-être de tous.

Bon à savoir, l’EEC participe de l’approche dénommée « One Health », qui consiste en l’implication de plusieurs sectorielles de manière indispensable, pour mieux faire face aux risques émergents au croisement de la santé humaine, animale et environnementale. Au Cameroun, la mutualisation des efforts de tous les acteurs publics et privés, ainsi que des partenaires, permet de concrétiser la vision du Chef de l’Etat, Paul Biya, qui positionne la santé au rang des priorités du développement du pays.
