La formation de trois jours sur la triple élimination de la transmission verticale du VIH, de la Syphilis et de l’Hépatite B, organisée par le Comité National de Lutte contre le SIDA à Ebolowa dans la région du Sud Cameroun, a démarré le 14 Janvier 2025 sous le signe de l’engagement et de l’enthousiasme. A l’issue de la première journée, les communicateurs participants saluent la pertinence des échanges et la richesse des enseignements reçus
Dès les premières heures, les participants sont plongés au cœur des enjeux de la transmission mère-enfant des trois infections. Les communications techniques ont permis de mieux comprendre le concept de la triple élimination de la transmission verticale, les objectifs nationaux poursuivis par le Cameroun et le rôle stratégique de la communication dans l’atteinte des cibles.
Les échanges ont favorisé une meilleure appropriation des notions clés, tout en mettant en lumière les défis persistants liés au dépistage précoce, au suivi des femmes enceintes et à l’accès équitable aux services de santé.
Des réactions empreintes de satisfaction et de motivation
A la fin de cette première journée, les communicateurs ne cachent pas leur satisfaction. Beaucoup reconnaissent avoir clarifié des zones d’ombre, notamment sur l’intégration contre le VIH, le Syphilis et l’Hépatite B dans le paquet de soins de santé maternelle et infantile.
« On pense souvent connaitre, mais avec les premières présentations, on a déjà beaucoup appris, et on comprend que le VIH n’est pas la seule pathologie qui peut nuire à une bonne venue de l’enfant au monde. Il y’a la Syphilis et l’Hépatite B qui peuvent être dangereuses pour sa survie dès la naissance. Je remercie le comité national pour cette initiative qui nous permet de maitriser toutes ces terminologies, de mieux communiquer, de mieux faire passer le message de la consultation prénatale qui est importante dès les premiers moments de vie de l’enfant et les premiers mois de la grossesse », confie Laetitia Onana, journaliste spécialiste des questions de santé à la CRTV.
D’autres saluent l’approche pédagogique des formateurs, jugée accessible et adaptées aux réalités du terrain, tout en renforçant leur sentiment de responsabilité sociale.
« C’est un atelier assez stratégique et technique d’autant plus que nous sommes dans un contexte où la population n’est pas très informée sur plusieurs maladies. Participer à cet atelier du CNLS fait énormément plaisir. Au terme de cette première journée, nous avons longuement appris sur la prévention des maladies comme le VIH SIDA, la Syphilis et l’Hépatite B », , relève Junior Nteppe, journaliste en service au Groupe Echo Santé.

La communication, un maillon essentiel de la réussite
Les participants reconnaissent unanimement que la lutte contre la transmission verticale ne saurait être efficace sans une communication cohérente, continue et orientée vers les communautés. Plusieurs se disent mieux outillés pour produire des contenus sensibles, non stigmatisants et capables d’inciter les femmes enceintes et leurs familles à recourir aux services de prévention
Des attentes fortes pour la suite
Portés par cette première journée jugée prometteuse, les communicateurs affichent de grandes attentes pour les sessions à venir, notamment sur les outils pratiques de communication et les stratégies de plaidoyer médiatique.
« Mes attentes sont d’apprendre davantage sur ces maladies, sur comment communiquer pour toucher le maximum de public possible, et surtout d’apporter ma pierre à l’édifice dans le cadre de la lutte contre ces maladies afin de contribuer à les éradiquer à l’horizon 2030 », souligne Junior Nteppe.
La formation se poursuit avec l’ambition commune de faire des médias des alliés incontournables dans l’atteinte de la triple élimination verticale du VIH, de la Syphilis et de l’Hépatite B au Cameroun.
Judith Ndongo Ngoubè
