L’option technique du dédoublement de la route Douala–Bafoussam a été soulevée par le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel NGANOU DJOUMESSI, au cours d’une audience accordée, ce 7 janvier 2026, au Représentant Résident de la Banque Islamique de Développement, Awal Mohamadou, dans le cadre des échanges relatifs au projet de réhabilitation de cette section de la Nationale N°5
Cette option a été examinée au regard de l’importance économique de cet axe et de l’intensité du trafic qu’il supporte. Les échanges entre les deux interlocuteurs ont porté principalement sur l’identification de solutions techniques adaptées visant à améliorer la sécurité des usagers tout en garantissant la pérennité des infrastructures. Le dédoublement de la route Douala–Bafoussam est ainsi apparu comme une option réaliste, capable de répondre aux normes en vigueur et de s’adapter durablement à la densité croissante du trafic. Cette approche a également été soutenue par le partenaire technique et financier du projet, avec la volonté de réaliser des économies, tout en privilégiant la réalisation d’infrastructures durables.

Le Ministre des Travaux Publics a par ailleurs insisté sur la nécessité d’adapter la commande publique aux propositions du Maître d’Ouvrage, tout en laissant aux entreprises présélectionnées la possibilité de faire valoir leur expertise technique. Il a rappelé l’importance de concevoir des ouvrages répondant aux exigences actuelles, sans se limiter à des solutions minimalistes et a recommandé de privilégier des actions concrètes à cet effet.
La BID a pour l’occasion, réaffirmé son positionnement en tant que partenaire privilégié du Cameroun, avec une implication dans plusieurs projets structurants, notamment l’axe Yaoundé–Douala et le prolongement de la Nationale N°15 Ngatt–Febadi–Likok.
Le projet de réhabilitation de la route Douala-Bafoussam est divisé en trois lots. Le lot 1 Bekoko–Penja sur 70 km, le lot 2 Penja–Pont du Nkam sur 77,7 km et le lot 3 Pont du Nkam–Bandjoun sur 71,2 km, pour un linéaire total de 218,9 km. Le coût global du projet est estimé à 229,93 millions d’euros, soit près de 151 milliards de francs CFA. L’infrastructure à réaliser prévoit une chaussée de 7,5 mètres de largeur roulable, avec deux voies de 3,75 mètres chacune, des accotements de 1,5 m en rase campagne et de 2 m en zone d’agglomération, tandis que les traversées des grandes agglomérations seront aménagées en 2×2 voies.
Le processus de sélection des entreprises en charge des travaux est en cours, avec la phase de préqualification des entreprises autorisées à soumettre les offres les plus compétitives.
Celcom MINTP
