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JIF 2026 : Plaidoyer, entrepreneuriat et assistance juridique au cœur de la mobilisation pour les femmes déplacées

A l’approche de la 41è édition de la Journée internationale des droits de la femme, célébrée le 8 Mars, ONU Femmes Cameroun a réaffirmé son engagement en faveur de l’autonomisation féminine et de la justice sociale. Le 5 Mars 2026 à Yaoundé, l’institution onusienne a manifesté son soutien à l’African Women Entrepeneurship Program (AWEP) et le G100, lors d’une rencontre institutionnelle placée sous le thème « Droits, justice, action pour toutes les femmes et filles déplacées ». L’événement marquée par une mini foire-exposition et des actions concrètes d’accompagnement

La rencontre institutionnelle organisée à Yaoundé s’inscrit dans une dynamique de plaidoyer visant à renforcer la protection et l’inclusion socio-économique des femmes et des jeunes filles déplacées internes au Cameroun.

Face aux conséquences des crises sécuritaires et humanitaires dans certaines régions du pays, plusieurs organisations œuvrent à offrir aux femmes affectées des opportunités de reconstruction économique et sociale.

A travers cette initiative, l’AWEP et ses partenaires entendent mettre en lumière l’importance de l’autonomisation économique comme levier de résilience pour ces femmes souvent confrontées à la précarité et à l’exclusions.

« Nous avons plus d’un million de personnes déplacées au Cameroun et nous ne souhaitons pas qu’elles soient invisibles. Nous voulions rappeler aux associations et aux institutions qu’on doit collaborer, d’où la présence à cet atelier des ministères impliqués, des institutions et des personnes de terrain. Cela fait 5 ans qu’AWEP travaille, et nous avons pu acquérir un terrain de 7 hectares pour voir comment construire des maisons pour des personnes déplacées. Ce qui s’inscrit dans le cadre du projet « Village of love ». Cela prend du temps, mais on essaye de mettre les choses en place, au-delà du fait qu’on accompagne sur les projets entrepreneuriaux, parce que ces femmes ont des projets et nous leur apprenons comment calculer leurs coûts, vendre, se présenter », souligne Dr Caroline Seck-Kendem, présidente et co-fondatrice de l’AWEP Cameroon.  

Le témoignage inspirant de Dr Elisabeth Yuwun

Moment particulièrement émouvant de la rencontre, le témoignage de Dr Elisabeth Yuwun a retenu l’attention de l’assistance.

Déplacée interne à la suite de la crise qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, cette dernière a su transformer l’adversité en opportunité grâce à l’accompagnement de l’AWEP.

Avec l’appui du programme, elle a pu renforcer ses capacités en médecine traditionnelle et développer un centre d’accueil, aujourd’hui reconnu au-delà des frontières nationales.

Son parcours illustre la capacité de résilience des femmes déplacées lorsqu’elles bénéficient d’un accompagnement adapté et d’un environnement favorable à l’entrepreneuriat.

Une mini foire-exposition pour valoriser l’entrepreneuriat féminin

L’événement a également été marqué par une mini foire-exposition qui a permis à plusieurs femmes entrepreneures de présenter leurs produits et initiatives dans des domaines variés tels que l’agroalimentaire, l’artisanat et la transformation locale.

Cette vitrine économique visait à promouvoir le savoir-faire féminin et à encourager la mise en réseau entre entrepreneures, partenaires institutionnels et acteurs du développement.

Présent à la rencontre, le ministre des petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (MINPMEESA), Achille Bassilekin 3, a salué les initiatives visant à renforcer l’entrepreneuriat féminin et l’autonomisation des femmes au Cameroun.

« Les femmes entrepreneures du secteur informel représentent 40% des entrepreneurs que nous avons au pays. En termes de contribution à la création des richesses, elles sont à peu près à 36%. C’est dire combien le rôle central des femmes est aujourd’hui au cœur des préoccupations des pouvoirs publics pour renforcer l’inclusion sociale dans notre pays », a relevé le MINPMEESA.

Une assistance juridique gratuite pour les participantes

Autre particularité de cette rencontre : l’implication du cabinet Bitanga Partners Law Firm, qui a mis en place un stand d’assistance juridique gratuite à l’intention des participantes.

Des femmes présentes ont ainsi bénéficié de conseils et d’orientations sur des questions liées aux droits des femmes à la création d’entreprise et à la protection contre les violences.

« Le constat est parti de ce que plusieurs femmes aujourd’hui vendent leurs produits et services sans être structurées. Il y’a également les femmes réfugiées qui sont à la mercie des violences basées sur le genre. Nous sommes venues, mon équipe et moi, apporter une oreille attentive, un soutien efficient aux femmes, dans l’optique d’accomplir notre action sociale en tant qu’Avocats et engagés pour la cause sociale, surtout pour la cause des femmes », indique Maitre Sara Orélie Ngo Bitanga, Avocate au Barreau du Cameroun, Grérante du Cabinet d’Avocats Bitanga and Partners.

Une mobilisation forte à l’approche du 8 Mars

A travers cette rencontre, l’AWEP et ONU Femmes Cameroun entendent renforcer la mobilisation autour de la JIF, tout en mettant en lumière les défis spécifiques auxquels font face les femmes déplacées.

Entre plaidoyer, promotion de l’entrepreneuriat féminin, témoignages inspirants et accompagnement juridique, l’initiative illustre la volonté des acteurs engagés de promouvoir une société plus inclusive, où les femmes et les jeunes filles disposent des moyens nécessaires pour défendre leurs droits et construire leur avenir.

Judith Ndongo Ngoubè

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