Le 4 Mars 2026, femmes leaders d’églises, femmes autochtones, déplacées internes et réfugiées se sont réunies autour du thème « Droit, justice et action pour le développement durable », à l’initiative de l’ONG Women in Climate Change (WICCA), dans le cadre des activités marquant la 41è édition de la Journée internationale des droits des femmes. Une rencontre inclusive et engagée, marquée par la présence du Haut-Commissaire de l’Inde au Cameroun, Vijay Khanduja, invité d’honneur
Issues de divers horizons sociaux et confessionnels, les participantes ont partagé leurs réalités face aux défis climatiques, économiques et sécuritaires. Femmes autochtones, déplacées internes et réfugiées ont rappelé leur vulnérabilité accrue face aux changements climatiques, tout en revendiquant leur rôle d’actrices de solutions.
« Nous ne sommes pas seulement victimes des crises, nous sommes aussi porteuses de solutions durables », a déclaré une participante.

L’expérience indienne en partage
Invité d’honneur, le Haut-Commissaire Vijay Kanduja a mis en lumière l’expérience de l’Inde, pionnière de la Révolution verte, soulignant l’importance de l’innovation agricole, de la formation et de l’autonomisation des femmes rurales.
« Nous avons parlé des différentes étapes pour arriver à la réforme agricole, comment la production des engrais naturels a transformé l’agriculture en Inde. Plus important encore, j’ai attiré l’attention des femmes sur le fait qu’elles sont des leaders incontestables et des créatrices de richesse. Elles ne doivent pas se sentir seules, qu’elles sachent qu’elles ont du potentiel », a-t-il affirmé, appelant à renforcer la coopération et le partage d’expertise.


Droit et justice climatique au cœur des échanges
Les discussions ont insisté sur la nécessité d’une justice climatique qui prenne en compte les droits humains, l’équité et l’accès aux ressources. Pour WICCA, il s’agit de placer les femmes au centre des stratégies de développement durable et des politiques environnementales.
« 70% de l’agriculture au Cameroun est portée par les femmes. L’agriculture est très importante et quand on parle d’agriculture durable, il est question d’autonomiser la femme, gage d’une stabilité de la famille et de la société d’une manière générale. Nous sommes là pour partager la bonne information avec les femmes de divers horizons, pour savoir désormais comment assurer une agriculture de qualité face aux effets des changements climatiques et préserver la santé de tous. Avec le soutien du Haut-Commissaire de l’Inde au Cameroun, des sessions de formations en ligne seront organisées pour favoriser la production d’engrais naturels, en copiant l’exemple indien, où l’agriculture a beaucoup évolué et fait de ce pays, une référence en matière de révolution agricole », souligne Aisha Mamah, présidente de WICCA.

Un engagement collectif
Au terme des échanges, un consensus s’est dégagé : promouvoir l’action communautaire, renforcer les capacités locales et multiplier les partenariats pour faire du développement durable une réalité inclusive.
A travers cette initiative, WICCA rappelle que la lutte pour le climat est indissociable du combat pour les droits et la dignité des femmes.
Judith Ndongo Ngoubè
