Face à la multiplication des féminicides depuis le début de l’année 2026, le Ministère de la Promotion de la femme et de la Famille (MINPROFF) exprime son profond regret et condamne avec fermeté ces actes odieux. Tout en appelant les victimes de violences basées sur le genre à briser le silence, le ministère invite également les familles à assumer pleinement leurs responsabilités. Le département ministériel rassure par ailleurs, quant à la disponibilité des institutions étatiques à écouter, accompagner et protéger
Le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille dénonce des crimes qui portent atteinte à la dignité humaine et fragilisent le tissu social. Pour le ministère, ces féminicides ne peuvent être banalisés, ni relativisés. Ils interpellent la conscience collective et exigent une réponse ferme, tant sur le plan judiciaire que social.
Chaque cas enregistré depuis Janvier 2026 est perçu comme un drame national révélateur de violences profondes qu’il convient de combattre avec détermination.

Briser le silence pour sauver des vies
Le ministère invite les femmes victimes de violences conjugales à ne plus se taire. Les signaux d’alerte comme menaces, agressions physiques ou psychologiques, harcèlement, doivent être signalés à temps afin d’éviter l’irréparable.
« Ce que nous pouvons leur dire justement c’est de briser le silence, qu’elles ne restent pas muettes face à cette violence, qu’elles dénoncent », rappelle Nathalie Célestine Nguemba, Inspecteur Général au MINPROFF, qui encourage le recours aux structures d’écoute, aux autorités administratives et aux forces de sécurité.
« Les femmes doivent savoir que lorsqu’elles sont confrontées à de la violence, il y’a des oreilles pour les écouter. Nous avons les délégations d’arrondissement de la promotion de la femme, des délégations départementales, des délégations régionales, des centres de promotion de la femme et de la famille, sans oublier les autres services partenaires, notamment les services de la gendarmerie, les services de la police pour les aider, et même les services de la santé. Qu’elles n’hésitent pas venir vers nous », précise l’IG.

Les familles interpellées
Au-delà des institutions, le MINPROFF appelle les familles à jouer pleinement leur rôle. Parents, proches et voisins sont invités à ne pas minimiser les situations de violence et à soutenir activement les victimes.
« Il est important que les familles soient vigilantes, qu’elles jouent pleinement leur rôle pour encadrer et accompagner les couples. Dans nos traditions, nous savons très bien le rôle que peuvent jouer nos parents », insiste Nathalie Célestine Nguemba.
La prévention passe aussi par l’éducation aux valeurs de respect, de dialogue et de non-violence au sein du foyer.
Une responsabilité collective
La recrudescence des féminicides en 2026 sonne comme un appel urgent à l’action. Si l’Etat renforce ses dispositifs, la lutte contre ces crimes exige l’engagement de toute la société. Car protéger les femmes, c’est préserver la cellule familiale, renforcer la cohésion sociale et défendre les valeurs fondamentales de la nation.
Judith Ndongo Ngoubè
