Le Network for Solidarity, Empowerment and Transformation for All (NewSeta) a organisé le 11 Décembre 2025 un Dialogue entre la société civile et l’Etat, dans le but de favoriser un engagement constructif, une compréhension mutuelle et la recherche de solutions partagées entre les différentes parties prenantes. L’initiative visait à encourager un échange ouvert et inclusif sur l’état des libertés civiques, les cadres réglementaires et l’environnement opérationnel qui influencent la mobilisation des acteurs de la société civile ainsi que des professionnels des médias au Cameroun
Les discussions ont permis de mettre en lumière les réalités du terrain, les contraintes institutionnelles et les attentes des différents acteurs. Au cours du dialogue avec les représentants des ministères de l’administration territoriale et des relations extérieures, il a été question d’identifier des défis systémiques qui entravent la participation citoyenne, la liberté d’action des organisations de la société civile et l’exercice du travail médiatique dans un contexte parfois contraignant.
« L’année dernière nous avons mené une étude sur l’accès à l’information au Cameroun. Cette étude a révélé, au regard de plusieurs indicateurs, que la relation entre la société civile et l’Etat n’était pas collaborative, mais davantage fondée sur l’autorité. C’est ce constat qui nous a motivés à organiser ce dialogue, que nous jugeons particulièrement important. Nous avons estimé nécessaire de créer une plateforme permettant à la société civile et au gouvernement d’engager un échange sur les modalités d’accès à l’information, ainsi que sur les moyens d’améliorer l’exercice des droits à la liberté d’expression et de réunion. Notre action est fondamentalement centrée sur ces valeurs. Nous avons également invité les journalistes, car nous croyons qu’ils sont des vecteurs essentiels d’informations et de messages. Le droit à l’information et le droit à la liberté d’expression concernent directement les professionnels de médias et touchent au cœur même de leur travail. Nous souhaitions donc qu’ils prennent part à cette session afin qu’ils puissent exprimer leurs propres points de vue et partager leurs expériences sur l’impact du rétrécissement de l’espace civique sur leur profession », relève Ndzi Derick Jitzi, Directeur Exécutif de NewSeta.

Vers plus de coopération et de transparence
Les échanges ont également permis de dégager des opportunités pour renforcer la coopération entre l’Etat, la société civile et les médias, promouvoir une plus grande transparence et encourager des mécanismes de gouvernance inclusive, fondés sur le dialogue, la concertation et la confiance mutuelle.
« L’une des principales actions que nous mènerons après cette session sera la mise en place d’une plateforme formelle, au sein de laquelle seront intégrés les acteurs de la société civile présents aujourd’hui, ainsi que les parties prenantes gouvernementales. Cette plateforme a pour vocation de démontrer notre volonté de poursuivre ce dialogue et de continuer à explorer les moyens d’améliorer la collaboration entre la société civile et l’Etat. Elle permettra également de prendre en compte les recommandations formulées par les participants afin d’élaborer un document de politique publique que nous transmettrons aux ministères des relations extérieures et de l’administration territoriale. L’objectif est de leur présenter les recommandations portées par la société civile camerounaise, en vue de contribuer à l’amélioration de l’espace civique au Cameroun », indique Ndzi Derick Jitzi.

Un engagement renouvelé pour un environnement civique favorable
A travers cette initiative, le NewSeta réaffirme son engagement à contribuer à la construction d’un environnement civique favorable au Cameroun, où le dialogue entre les institutions publiques, la société civile et les médias constitue un levier essentiel pour le renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit.
Judith Ndongo Ngoubè
